lundi 21 janvier 2013

Suzuki DR 350: ce qu'ils en disent

L'un des meilleurs de sa génération


 
Ses points forts : Ils tiennent à son esprit et à son caractère affirmé. La petite DR débarqua sur le marché français en 1990 pour y revendiquer l’esprit originel du trail alors même que ce segment de marché négociait sa reconversion entre trails urbains et de grand tourisme.
Résultat : la 350 DR est une des dernières moyennes cylindrées simples, légères et peu chères capables de passer avec un égal bonheur du trajet quotidien boulot-dodo aux randonnées vertes dominicales.
Dans ce créneau, on ne trouve plus guère alors que la 350 Cagiva W 12 handicapée par son tarif (plus chère que la 650 DR) et la vieillissante 350 Yamaha XT qui sortira du catalogue en 1994 alors même que la petite DR se dote d’un démarreur électrique. Cette dernière référence éclaire les qualités de la petite DR : son arrivée plus tardive sur le marché lui permet de bénéficier de raffinements techniques dont ne dispose pas la 350 XT.
Fourche téléhydraulique à l’avant ; full floater à l’arrière ; 280 millimètres de débattement ; 124 kg à sec ; un petit réservoir de 9 litres, le tout propulsé par un mono quatre temps refroidi par air et huile, d’une puissance relativement modeste mais parfaitement disponible de 30 cv à 6800 tours pour un couple maxi de 2,9 mkg à 6200 tours.
On le comprend d’emblée, ce trail là affiche clairement ses ambitions vertes. Et comme le petit mono s’avère être d’une fiabilité qui n’a d’égale que sa sobriété, la « bête » ne tardera pas à devenir la compagne favorite des amateurs de grandes escapades.

Ses points faibles : Ils tiennent eux aussi à son esprit. Elle affirme si pleinement son caractère de verte aventurière que l’on en vient à oublier qu’elle reste à l’origine un trail. Une machine polyvalente certes, mais pas expressément conçue pour le tout-terrain où elle brille si fort que l’on ne compte plus les officines et accessoires consacrés à sa préparation.
Résultat : les amortisseurs arrières ont tendances à fatiguer à la longue et les roulements supportent moyennement bien le traitement de type enduro.
D’aucun ont eu dans ces conditions une pensée émue pour les soudures…
D’autres par contre lui ont reproché sa trop faible autonomie (150 km avant de passer sur la réserve), son absence de protection et sa selle trop dure ; bref, il lui ont reproché de ne pas être une routière. Dur dur, décidément, d’être un trail ; un vrai ! La petite DR restera en cela une référence et son remplacement en 2000 par la 400 DRZ à refroidissement liquide laisse un vide.

A l’usage : La petite DR présentant les défauts de ses qualités et réciproquement, on retrouvera tout naturellement à l’usage les qualités et les défauts d’un mono quatre temps à refroidissement par air : jeu au niveau de l’arbre à cames, usure de la chaîne de distribution et ovalisation du cylindre à des kilométrages qui dépendent beaucoup du type d’utilisation et du style de conduite.
Cette relativisation de sa longévité explique sans doute les nuances d’appréciation à son sujet. Ceux qui ont cru voir en elle une véritable bête d’enduro tout juste civilisée peuvent se montrer déçu ; ceux en revanche, qui ont vu en elle un trail présentant en tout terrain des capacité très nettement supérieures à celles de la moyenne ne sont pas avares de louanges à son égard.

(Sources : Moto Journal spécial essais 1995 ;, Moto Crampons spécial occasion 1995.)

Croisé sur le Oueb :

DR Mania : Le site est incomplet dans la mesure où il attend semble t-il en vain un contributeur capable de nous faire partager sa passion pour les 600 et 650 DR. Pour ce qui concerne la 350 DR en revanche, on y trouvera des éléments d’information d’autant plus précieux qu’ils émanent de l’expérience.





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