mercredi 24 avril 2013

Yamaha 1200/1300 XJR

Un gros cœur




Dernier des constructeurs japonais à se lancer en 1994 sur le marché des gros roadsters, Yamaha adopte avec la 1200 XJR une attitude prudente mais payante.
De conception simple, la Belle se pare, sous des atours agressifs, d’une robe  classique qui rappelle l’ancienne 1100 XS à cardan.
Propulsé par le quatre cylindres en ligne dérivé du FJ 1200, elle séduit immédiatement par son coffre.
L’embrayage, la sélection et la carburation ont été revus mais la qualité première de ce moteur est bien là : son couple (9,3 mkg à 6000 trs.)
De fait, ce moteur-là est plein dès 3500 tours. Et comme il ne rechigne pas à s’envoler au-delà vers la zone rouge, la sereine monture se mue volontiers en sportive ; une image que le constructeur travaille méticuleusement dès 1994 avec le modèle SP Robert’s Replica.
Ajoutez à cela une partie cycle parfaitement équilibrée et un freinage au dessus de tous soupçons… On comprend pourquoi la bête séduit toujours vingt ans plus tard. D’autant qu’entre temps, Yamaha lui a accordé en 1999 un bonus de 100 cm3 qui accentue son coffre.




Ses points forts:  Sa souplesse et son couple. Aussi plein que rond, ce moteur autorise les reprises sur un filet de gaz dès 2000 tours pour ensuite tracter l’ensemble avec virilité dans ses montées en régimes. Malgré le poids respectable de la bête (plus de 250 kg avec les pleins), le freinage est aussi sûr qu’efficace.
La position de conduite étant des plus naturelles, la belle affiche une polyvalence exemplaire qui permet d’envisager les longs parcours sans appréhension.

Ses points faibles : Elle n’en a pas de rédhibitoire, d’où son succès depuis vingt ans. Tout juste lui reprochera t-on une consommation qui trahit sa conception mécanique assez ancienne (presque 8 l/100) et, revers de la médaille, un budget «  consommables » conséquent pour qui se laisser un peu trop régulièrement griser par son caractère viril.

A l’usage : L’ancrage direct de l’amortisseur de direction sur la culasse occasionne parfois des fuites au niveau du joint si ce n’est, en cas de fortes contraintes, une déformation de la culasse elle-même ! On ne s’étonnera donc pas de trouver sur le marché de l’occasion un certain nombre de XJR modifiées à ce niveau.
Sur les modèles les plus anciens se produisent parfois des suintements d’huile au niveau de l’embase des cylindres. Les remontées d’huile ont été par la suite équipées de nouveaux joints toriques qui ont résolu le problème.

Tableau d’entretien : Vidange tous les 10 000 km. Remplacement des filtres à air et huile, des bougies et réglage du jeu aux soupapes tous les 20 000 km.

(Sources : Moto Journal spécial essais 1995 et spécial Occasion/Fiabilité de mars 2003.)

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